transition écologique

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Nous savons qu’il est possible de construire des sociétés soutenables au Nord comme au Sud, dans lesquelles l’Homme vit en harmonie avec la Nature. Pour que cette transition soit juste socialement, elle implique de réduire la surconsommation des plus riches pour que chacun puisse répondre à ses besoins fondamentaux et vivre dignement.

C’est possible dès demain !

Par les circuits courts de proximité :

Nous soutiendrons au plan local toutes les initiatives visant à la prise de conscience écologique et à la promotion des productions locales de qualité, ayant un impact réduit en termes environnemental et respectant des conditions éthiques de travail et de commercialisation.

Nous mettrons en place un plan de formation des élu.e.s et personnels des différents services municipaux sur ces thématiques, et impliquer les habitant.e.s dans une démarche participative pour élaborer collectivement des propositions qui seront plus investies.

Nous ferons connaître les producteurs locaux assurant une vente directe et mettre à disposition le maximum des terres et espaces communaux disponibles pour des initiatives comme les jardins partagés, et jardins familiaux.

Au niveau de la communauté de communes et autour de la ville nous faciliterons l’installation de professionnels s’inscrivant dans une agriculture paysanne, voire biologique orientée vers une consommation locale et respectueuse de l’environnement, via la location de terres communales ainsi que l’élaboration des plans d’urbanismes locaux, mais aussi par une gestion de proximité des achats publics pour les cantines scolaires, les EHPAD, les systèmes de portage de repas aux personnes âgées, l’aide à la mise en place de commerces de proximité, etc.

On peut aussi mettre en place au niveau intercommunal ou départemental une centrale d’achat de produits locaux, bio et/ou éthiques, alimentaires et non-alimentaires afin de permettre aux producteurs et aux PME du territoire de répondre aux appels d’offre, si nécessaire en se regroupant.

Nous soutiendrons l’AMAP locale.

Les fontenaisiens pourront acquérir des parts de terres agricoles par l’intermédiaire de la Société Foncière Terre de Liens qui permet de les protéger de la spéculation et de les louer à des personnes pratiquant une agriculture paysanne, biologique voire biodynamique (terredeliens.org).

Par l’achat public :

Par le biais de la commande publique, l’Etat et les collectivités territoriales sont des acheteurs potentiels d’envergure.

En effet, les marchés publics représentent en France 15% du PIB. Ils constituent donc un important levier pour promouvoir un commerce équitable vecteur de justice sociale et environnementale à l’échelle mondiale mais aussi locale.

Le commerce équitable et la justice dans les échanges ne s’arrêtent pas au commerce avec les pays du Sud : le travail avec des producteurs-trices locaux engagés dans des démarches agro-écologiques et responsables fait partie intégrante de la dynamique du commerce équitable

Par son action modèle, la commune peut ainsi contribuer à :

– faire connaître le commerce équitable et sensibiliser à la solidarité internationale

(montrer ainsi l’iniquité des échanges actuels et la situation des producteurs-trices du Sud et du Nord) ;

– soutenir des filières de production et de distribution respectueuses des droits humains et environnementaux ;

– proposer une nourriture qualitative, saine (très souvent biologique)

L’Etat a élaboré un Plan national d’action pour des achats publics durables en 2007. Le Code des marchés publics permet aux acheteurs publics d’établir un cahier des charges incluant des critères sociaux et environnementaux tout en garantissant la possibilité d’obtenir pour leurs marchés le meilleur rapport qualité/prix.

Il existe de nombreuses organisations capables d’offrir des produits issus de filières équitables tant dans les produits alimentaires qu’artisanaux (Plateforme française de commerce équitable). Dès demain, la commune peut ainsi :

– intégrer des produits issus de filières équitables pour la restauration collective, pour les événements organisés par la collectivité, pour les distributeurs automatiques gérés par la collectivité ;

– pour les coffrets cadeaux aux salariés ou aux œuvres sociales (arts de la table, jouets, paniers gourmand, etc.) ;

– organiser des sessions de sensibilisation au commerce équitable dans les écoles (temps périscolaires), dans ses services et structures.

Le conseil municipal  votera une politique d’approvisionnement intégrant des critères de commerce équitable, responsable et local pour les achats de la collectivité. Il peut favoriser l’organisation dans toutes les structures liées à la collectivité (centres sociaux, centres aérés, écoles, etc.) des animations et temps de sensibilisation sur le commerce équitable en lien avec les associations locales notamment le collectif de la semaine de la solidarité internationale dont la ville est partenaire

Si l’engagement individuel est nécessaire et important, il n’en reste pas moins que celui des collectivités reste irremplaçable pour provoquer un effet levier et accélérer un changement politique des règles du commerce.

Par la promotion des énergies renouvelables :

Nous organiserons une information sur les économies d’énergies et les énergies renouvelables auprès des habitant.e.s afin de les inciter à modifier leurs comportements, à effectuer les travaux nécessaires, et pour les associer à la réflexion municipale.

Un bilan énergétique des équipements municipaux et du parc d’habitat social sera fait, la priorité étant d’organiser leur rénovation thermique.

Nous recenserons les sources d’énergie mobilisables localement et lancerons une étude d’opportunité pour installer des unités de production d’énergies renouvelables.

Par les alternatives au tout-voitures :

Nous avons expliqué par ailleurs pourquoi nous étions favorables au retour du rail et à la non-prolifération de bitume autoroutier.

Nous développerons une offre de transports en commun gratuite.

Nous accueillerons les offres et les demandes de covoiturage sur le site de Fontenay,

cautionnant et sécurisant ainsi ces formes de partages, tout en veillant à ce qu’elles soient complémentaires, et non concurrentes, aux offres de transports en commun .

 

Par la transition industrielle :

La commune peut contribuer à la création ou la reprise d’entreprises en coopératives, les aider à trouver des fournisseurs et des marchés de proximité. Elle peut leur faciliter l’accès au crédit bancaire, et enfin, s’engager financièrement dans des coopératives d’activité et d’emploi ou des SCIC (sociétés coopératives d’intérêt collectif).

Les communes et regroupements de communes peuvent s’associer à des plans de relance industrielle, de création de nouvelles filières d’emplois productifs, dans le respect de l’environnement, des acquis sociaux, et des droits des salarié.e.s. Elles peuvent contribuer aux luttes des salarié.e.s contre les plans sociaux, les fermetures, les délocalisations, trop souvent justifiés par des déficits montés de toute pièce, par exemple en saisissant la justice.

Changer nos modes de production, lever les obstacles financiers et juridiques qui s’opposent à la reprise d’entreprises par leurs salarié.e.s, contribuer à redonner à ces derniers du pouvoir sur leur production, relocaliser l’activité et l’emploi, suppose des politiques fortes et des partenariats entre collectivités territoriales et Etat. La nationalisation, et surtout la socialisation sous le contrôle des salarié.e.s, des représentant.e.s des consommateurs et des élu.e.s locaux ne doit plus être un tabou.

stop-pub :

La publicité est omniprésente dans notre société, a envahi tous les espaces (Internet,

rues, bars, médias,…). Dans le système économique productiviste et industriel, l’offre crée la demande pour écouler ses produits.

Elle ne manque pas d’effets néfastes sur le public : gaspillage, sexisme, pollution visuelle et mentale, épuisement des ressources naturelles, obésité, anorexie, fatigue, uniformisation des envies et des goûts, etc. Elle contribue à la désinformation des citoyen.ne.s. Les médias trop dépendants de la rente publicitaire ne pourront pas indépendamment critiquer la main des firmes qui leur donnent à manger.

Pour éviter ces problèmes, une seule solution : le respect de la liberté de réception de chacun.e.

Nous refuserons de faire financer nos activités (sponsors) et de financer les campagnes de publicité d’entreprises .

Nous interdirons les opérations de marketing de rue .

Nous mènerons des campagnes de sensibilisation aux nuisance publicitaires (addiction, santé…) .

Nous limiterons ou interdirons la publicité dans la ville .

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