A831 – Lettre ouverte aux élus

 

Autoroute

Alors que la gabegie financière et environnementale de la terre agricole et des espaces naturels transformés en surfaces bétonnées ne cesse d’empirer, vous prônez avec l’esprit d’entreprise et d’innovation qui vous anime la réalisation d’un projet vieux de 20 ans… avec les mêmes arguments qu’il y a 20 ans !

Alors que la raréfaction programmée du pétrole et l’accroissement de son coût ne cesse d’augmenter considérablement les tarifs des transports routiers, vous persistez à faire fausse (auto) route. Vous pensez vous inscrire dans la grande histoire du progrès humain. Vous y serez, mais au verso !

Aujourd’hui, un enfant sait dès l’école primaire que tout ce qui ajoute à l’artificialisation des espaces verts et à la surconsommation d’énergie constitue un non sens écologique. L’adolescent qui découvre le marché du travail constate que c’est aussi un non sens économique et social.

Quant à l’adulte contribuable il faut qu’il sache que malgré la précarité énergétique et ses difficultés financières, après avoir vu les usines fermer et partir les derniers trains, il devra financer un des derniers grands symboles d’un passé dépassé. D’autant plus symbolique qu’il n’aura peut être plus les moyens d’en acquitter les péages ! Au moins, s’il est chômeur, aura-t-il l’espoir d’être embauché? Si le dumping social instauré et soutenu dans l’europe entière par des politiques libérales destructrices n’incite pas nos rois du béton à faire travailler des ouvriers étrangers dans des conditions et avec des salaires dignes, comme ce projet, du siècle dernier ! Plutôt que de sacraliser – ah, « l’union sacrée » ! – une autoroute de l’emploi qui n’en créera que bien peu, si elle en crée ?

Souvenez-vous de l’A 83, avec les résultats que l’on sait sur Fontenay-le-Comte. Des noms qui sonnent comme un glas : Thoinard. SKF. Plysorol. .. Elus de terrain, ouvrez les yeux ! Vous vous êtes déclarés pour l’A831. Rien ne vous oblige parce que vous vous êtes trompés une première fois à vous tromper de nouveau.

Il y a urgence dites-vous, certes, urgence à mener une autre politique : celle que préconise le Front de Gauche.

Maxime

 

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